Le premier texte est une lettre ouverte des militant de la Commission Exécutive de l'UL de Roanne.

Le second texte intitulé " Des membres de la direction fédérale s'adressent aux Syndiqués de la Métallurgie." parle de lui-même.

Faites-nous parvenir vos contributions de militants ou d'organisations syndicales pour que nous les publions sur le site.

C.E EXTRAORDINAIRE DU 02/04/2002 (UL de Roanne)

– SPECIAL CONGRES

Nous avons pu nous rendre compte que plus en plus de syndicats, de militants ou syndiqués s’inquiètent et s’interrogent sur les positionnements de la confédération. Notre C.E. extraordinaire de ce jour, 02 avril 2002,  réunie sur la question de la préparation du 47ème Congrès, décide de s’adresser au Secrétaire Général de la CGT sur plusieurs points.

Nous considérons que les questions de fond qui sont soulevées aujourd’hui pour répondre aux besoins des salariés, des retraités et privés d’emploi, les grèves et actions multiples qui existent dans notre secteur et dans tout le pays, ne peuvent que trouver des prolongements dans un positionnement confédéral qui réponde à la défense becs et ongles des garanties collectives, statuts, code du travail retraite par répartition … etc. …

Question majeure s’il en est que nous nous posons, pourquoi a-t-on décidé de participer au comité intersyndical sur l’épargne salariale ? En fait, tout le monde sait bien que fonds de pension et épargne salariale, c’est la même chose. En effet, dans les deux cas, il s’agit non pas de cotisations des actifs versées immédiatement dans les régimes par répartition selon le principe de la solidarité ouvrière collective, mais à l’inverse, d’un mécanisme où l’argent du salarié est placé dans la spéculation selon le principe de l’individualisation.

Notre rôle serait-il de participer à la mise en place d’un actionnariat spéculatif  ? Comme s’il pouvait exister des fonds de pension, qui, même baptisés « épargne salariale », iraient dans le bon sens pour les travailleurs ! Y aurait-il des fonds de pension éthiques ?

Les fonds de pension anglo-américains, du type Maxwell ou Enron (et l’on voit ce que cela a donné pour leurs 20 000 salariés) seraient différents des fonds de pension européens, même appelés « épargne salariale » ? Le 25 janvier 2001, des centaines de milliers de salariés et de retraités  sont descendus dans la rue pour dire non aux fonds de pension, pour exiger 37,5 annuités pour tous.

Pour nous, cette action de masse et unitaire n’a rien d’archaïque. S’il nous fallait aujourd’hui accepter les fonds de pension, quelque soit leur dénomination, nous serions en présence de deux conception totalement différentes … D’une part, celle qui conduit à défendre les acquis, les régimes par répartition et les 37,5 annuités de cotisations pour tous, et d’autre part, une autre qui semble remettre en cause l’indépendance et la vocation de notre organisation.

De plus, nous réfutons l’argumentation qui consiste à expliquer que l’on n’a pas d’autres choix vu que c’est la loi qui l’impose. En effet, encore aurait-il fallu être tenu informé d’avantage pendant la discussion de cette loi et mener de puissantes actions pour s’y opposer.

Au 46ème Congrès de la CGT, a été réaffirmé dans nos statuts que nous étions un syndicat de classe et de masse. Dans les faits, aujourd’hui, la direction confédérale penserait-elle   que la lutte de classe a disparu ?

Ne faut-il pas se poser cette question par rapport aux prises de positions de la Confédération qui pourraient apparaître comme une ambiguïté qui pèse incontestablement sur notre corps militant ?

Prenons   un autre exemple qui à notre avis nécessite une réponse claire. Nous sommes perplexes devant cette trouvaille nommée " nouveaux statuts du travail salarié " ?

Le statut du salarié n’est-il pas d’abord son droit à une convention collective où à un statut, et donc à préserver les statuts et conventions collectives existants ? Le combat contre la précarité, à notre avis, doit se mesurer à notre capacité  à préserver nos garanties nationales collectives et à faire en sorte que chaque salarié, femme, jeune, bénéficie de ses  droits collectifs ! Des questions sont posées par les militants ou syndiqués  sur cette question du statut du travail salarié ou de la sécurité sociale professionnelle !  Nous ne comprenons  pas ce que cela veut dire. Nous avons des statuts et conventions collectives, et, partout, patronat et gouvernement veulent les remettre en cause. Commençons à les défendre.

Autre question d’importance, la réforme des structures et des cotisations ! Qu’est-ce que cela ? Est-ce une question technique ? Qu’est-ce que la «confédéralisation » de la CGT ? Aujourd’hui, le syndiqué est confédéré par son appartenance au syndicat, qui, lui même, est confédéré par son rattachement à une Union Départementale et à une Fédération. Quelle est donc l’utilité de ce nouveau terme «  confédéralisation », où le syndiqué serait relié directement à la confédération. Si cette proposition était maintenue, cela remettrait en cause le fondement du fédéralisme où le syndiqué est confédéré par son syndicat, répétons le, relié à la confédération via l’UD et la fédé. Ce ne serait plus notre vieille CGT que nous avons su préserver et garder.

Comme chacun le sait, le syndicat et les syndiqués sont la base de notre intervention directe dans la lutte de classe, de la défense des garanties collectives, des intérêts particuliers et collectifs des travailleurs. Pourquoi changer le nom

Dessaisir les syndicats du reversement des cotisations aux structures fondamentales de la CGT que sont les fédés et les U.D. s’inscrit dans le même schéma. Nous sommes persuadés qu’il va y avoir libre débat et que la majorité  décidera clairement qu’elle ne  veut surtout pas de structures s’apparentant à la CFDT et à la CES.

Une autre question nous préoccupe, c’est le projet de financement par l’état des organisations syndicales. Il y a, à l’heure actuelle, des droits syndicaux qui ont été conquis par la lutte des classe et l’activité militante. Pourquoi remettre cela en cause au profit d’un financement public qui porterait atteinte à l’indépendance syndicale, à notre indépendance.

 

Enfin, nous ne comprenons  pas ce que nous avons lu dans le Peuple. Dans la préparation du 47ème, il n’y aurait plus de document d’orientation  amendable par les syndicats, mais la Confédé demande à chaque syndiqué de faire parvenir directement ses demandes et ses souhaits.

Il y aurait une commission confédérale travaillant avant le congrès sur les amendements reçus et qui republierait des documents qui ne seraient disponibles et discutables que par les délégués au congrès ! Où est le syndicat ? C’est impossible, impensable ! Ce serait la négation même du syndicat ! Quelle rapport avec la réforme des cotisations des structures … Qu’est-ce que cette organisme indépendant qui serait chargé de leur collectage et de leur répartition ??? Le syndicat, c’est l’AG des syndiqués et elle n’aurait plus le droit d’amendement ! Impensable !

Nous proposons donc que notre Congrès soit préparé dans des formes plus conventionnelles, à savoir avec un document d’orientation unique qui peut être amendé par les syndicats avec leurs instances et les assemblées générales de syndiqués ! Nous sommes bien d’accord pour dire que le syndicat a vocation à réunir ses syndiqués. Le syndicat est responsable, les syndiqués sont responsables, la Commission Exécutive du syndicat est responsable …. Ce sont eux qui doivent continuer à avoir le droit de pouvoir amender un document d’orientation unique.

 Pour conclure, Nous restons persuadés qu’il ne peut y avoir de cogestion capital/travail, que l’antagonisme capital/travail implique l’indépendance de l’organisation vis-à-vis du gouvernement et du patronat comme seul moyen de pouvoir défendre, à partir du syndicat, les intérêts individuels et collectifs des salariés. C’est ça, la vraie CGT, fidèle à ses origines !

Nous considérons que la souveraineté du syndicat est aujourd’hui primordiale. Toute remise en cause conduirait inévitablement à la remise en cause du fédéralisme.

Notre CGT est forte, est puissante grâce à sa structuration. Sa puissance et son essence même reposent sur sa base, ses structures de proximité. Le salarié adhère à la CGT par son  syndicat quand sa boite est organisée, il adhère par l’Union locale lorsqu’elle ne l’est pas. Le syndicat, l’U.L. sont les structures à privilégier.

Ouvrons le débat sur ces questions qui nécessitent réponse dans le cadre de la démocratie.

Pour nous, la CGT doit rester la CGT, le syndicat doit rester le syndicat !

Texte adopté à l’unanimité des 21 présents à la C.E. de l’U.L. de Roanne, ce mardi 02 avril 2002.

 Jean-Claude BENETIER, Magali BUFFARD, Jean-Claude CUOQ, Janine DESVIGNES, Laurent HAOND, Bernard JACQUOLETTO, Bernard LAPENDERY, Maurice LASSAIGNE, Serge LENOIR, Hélène MARTINET, Serge MEILHEURET, Christian OSETTE, Chantal PERRET, Didier PERICHON, Frank PHILIPPON, Alain SAINT-ANDRE, Yannick SYBELIN, Joseph XAVIER-FERNANDES, Roland DAIM, Roger VIAL.

 

 

Des membres de la direction fédérale

S'adressent aux Syndiqués de la Métallurgie.

Signataires :

ARMANDO Jean, BEJAOUI Tahar, BOUGNIN Hamad, CADIX Gérard, DE COCK Stéphane, DELANNOY Jean-Pierre, DESMARETS Bernard, DUBOIS Pascale, DUSE Vincent, GARAY Ignace, GAUTIER Danièle, GENELOT Franck, GOBÀRT Sophie, HELUER ThieM, LABARRE Alain, LANGLOIS Pierre, LARESE Jean-Paul, LEBOURVELLEC René, LENNE Gilbert, LOPEZ Jean, NIAUPIN Isabelle, PELLETIER Robert, POUPINET Magali, RODRIGUEZ Edouard, SALGUFS Evelyne, SERPI Roberto, TRIQUET Didier, ZOCCOLA Esther, AUDOIN Michel.

 

PREAMBULE.

Au regard de la situation chacun est à même de constater la dégradation de ses conditions de vie et de travail.

De plus en plus de militants, de syndiqués s'interrogent, à juste titre, sur les positionnements de nos structures : Fédération, Confédération...

L'exercice de la vérité, de la transparence, ne peut  pas être l'apanage de quelques camarades, néanmoins, il s'agit sans aucun doute d'un exercice difficile mais salutaire pour toute la CGT.

Se taire ne serait pas responsable.

Le 4 pages émane d'un nombre conséquent de membres de la direction fédérale, élue au 36e congrès, en avril 2000.

Il n'a pas d'autres objectifs que de faire part de nos appréciations quant aux décisions prises récemment et vérifiables dans nos vécus.

Le refus d'un débat de fond crée les conditions d'un étiquetage. D'un coté, les " modernes ", qui partagent toute l'orientation des 46e congrès confédéral et 36e congrès fédéral et de l'autre les " sectaires " et les " archaïques " qui ne partagent pas en totalité ces mêmes orientations.

On pourrait se poser la question du sectarisme et de l'archaïsme. En effet l'archaïsme n'appartient-il pas à ceux qui restent figés sur leurs positions comme la retraite à 60 ans, ou encore avec un SMIC qui est resté figé pendant 12 ans à 8500 F alors que ceux que l'on taxe " d'archaïque " demandent l'évolution des revendications comme la retraite à 55 ans ou encore le SMIC à plus de dix mille francs (1 525 Euros ).

Chacun le comprend bien, il ne s'agit nullement d'une querelle de clans ou de personnes, mais bien de l'affrontement de deux conceptions.

Deux conceptions d'ailleurs débattues plus facilement dans les syndicats qu'au niveau des structures nationales. L'une prétendant qu'on pourrait associer capital - travail, l'autre montrant plus que jamais les oppositions d'intérêts entre les deux.

La question demeure sur quel type de syndicalisme développer aujourd'hui et demain.

Il faut donc éclaircir ce point fondamental : La lutte de classe a t'elle disparu ?

L'exploitation capitaliste qu'est-ce que cela veut dire ?

Est-on oui ou non pour un changement de société ?

Il ne s'agit pas de clamer des slogans, il s'agit de positionner notre action dans une société capitaliste dont l'influence est mondiale et qui est faite d'exclusion, d'exploitation forcenée, de guerres organisées contre les peuples, de répressions de tous les actes de résistance.

 LES ENJEUX AUJOURD'HUI

 LES LUTTES

 La dernière période est marquée par l'avalanche de plans sociaux et de fermetures d'entreprises.

Deux exemples entre autres, doivent nous faire réfléchir.

Moulinex : n'était-il pas possible d'organiser une riposte nationale pour empêcher que cette entreprise française disparaisse ?

L'absence de volonté politique à défendre l'emploi et la persistance à développer la thèse : " finie la stratégie du refus et place à la négociation " a conduit fatalement au désespoir, avec des salariés amenés à négocier le plan social et accepter le moins pire.

Les nouvelles formes de luttes avec des salariés prêts à faire " sauter " leur entreprise, traduisent également ce manque de perspective sur les propositions industrielles et un manque d'alternative revendicative.

 

Alstom : c'est la vente par petits morceaux des moyens de production énergétiques et du transport ferroviaire français. Là encore, jamais la fédération n'a tenté d'organiser une riposte nationale. Mais dans le même temps, le gouvernement actuel vise la privatisation de l'énergie (EDF-GDF) et le transport ferroviaire au travers de la SNCF.

Cette cause aura-t-elle des effets sur l'action fédérale ?

 

SMIC - RTT - RETRAITE :

 Sur les questions de portée nationale, comme une véritable retraite à 55 ans pleine et entière, un SMIC correspondant aux besoins, une Réduction du Temps de Travail pour travailler mieux, moins longtemps et travailler plus nombreux. Les réponses ne sont pas, là non plus, à la hauteur des enjeux.

Sans développement des luttes nationales, c'est à dire sans prise en compte des intérêts des salariés dans notre pays, les luttes " européennes " demeureront intimistes.

Dans ces conditions, les manifestations Européennes sont dominées par les Organisations qui veulent maîtriser la Mondialisation et donc le capitalisme, alors que les enjeux précités nécessitent la remise en cause du capitalisme pour la réponse aux besoins.

La CGT a mis tous les moyens pour réussir les manifestations européennes, pourquoi pas sur les enjeux nationaux ?

Par exemple, rester sur la retraite à 60 ans, est-ce la réponse aux besoins ? Alors qu'un sondage vient de confirmer l'aspiration d'une majorité de français à partir à 55 ans. Ce dossier est mis sur la table de Jospin depuis longtemps mais ce n'est qu'après les élections présidentielles qu'il annoncera la couleur.

Le COR (Conseil d'Orientation des Retraites) a remis ses propositions, elles ne vont pas dans le sens d'une retraite pleine et entière à 55 ans. Mais dans le sens d'un alignement des fonctionnaires sur celle du privé, d'augmenter le taux d'activité des personnes de plus de 55 ans, la fin des régimes spéciaux etc.

La question posée " Y a t'il un modèle européen pour réformer les retraites " montre la volonté d'en finir avec la retraite par répartition, ou comme en Finlande, les salariés devront attendre 68 ans pour partir avec 75 % du revenu basé sur l'ensemble de la carrière professionnelle.

La CGT semble attendre également les élections présidentielles pour organiser la riposte et donner la suite nécessaire au 25 janvier 2001.

Comme sur la plupart des dossiers, la CGT considère qu'il y a toujours une part d'avancées dans les propositions gouvernementale, ses allégeances au gouvernement ne servent pas les intérêts des salariés.

De nombreuses professions (gendarmes, médecins, cliniques privées, policiers ... ) ont réussi à obtenir des acquis par leur lutte. Cela démontre tout l'intérêt à mobiliser sans attendre les élections et que ce gouvernement peut céder sur des exigences.

Pourquoi ce qui est possible pour les uns ne le serait pas pour les autres notamment pour les salariés de la métallurgie.

 

Sur le SMIC, alors que des milliers de salariés ont été consultés sur leurs besoins et qu'il en ressort la nécessité d'un SMIC à 10 000 F net. Il a fallu plus d'un an après le 46e congrès pour que la CGT revendique qu'il soit porté à 9 000 F.

Sur la RTT, le contenu de la loi et la pression du patronat ont abouti à plus de flexibilité, d'annualisation et d'avantages fiscaux.

En affirmant que la loi était un point d'appui, le positionnement fédéral et confédéral n'a pas aidé à la mobilisation nécessaire pour modifier le contenu de la loi. La majorité des délégués au 36e congrès avaient raison, la loi, dite des 35h n'est pas un point d'appui, mais une loi prenant l'emploi comme prétexte pour mieux casser les droits sociaux dans et hors de l'entreprise.

 Tous ces exemples démontrent et confirment l'orientation de la CGT vers un syndicalisme du possible, non basé sur la réponse aux besoins.

Où sont donc passés les propose de Louis Viannet : " Si l'économie ne répond pas aux besoins, ce ne sont pas les besoins qu'il faut changer mais l'économie " ?

 INTERNATIONAL.

 La situation internationale est marquée par la poursuite et l'amplification des conceptions économiques libérales, des appétits hégémoniques des USA, des conflits dans des zones d'une importance stratégique pour les intérêts américains ou ceux de leurs vassaux dans le monde.

Nos affiliations internationales ne sont pas sans interrogations.

Lors de notre départ de la FSM (Fédération Syndicales Mondiale) deux choix se présentaient à nous

   Soit de construire une nouvelle organisation internationale ; nous avons été à l'origine de la création de la FSM,

   Soit d'adhérer aux organisations existantes, que nous avions toujours qualifiées de réformistes, c'est ce qui a été retenu.

 La CGT a adhéré à la CES (Confédération Européenne des Syndicats), notre fédération à la FEM (Fédération Européenne Métallurgiste), structure européenne professionnelle et nous venons d'adhérer à la FIOM (Fédération     Internationale  des Organisations Métallurgistes branche professionnelle de la CISL).

La centrale syndicale du " monde libre " regroupe à présent la plupart des syndicats de l'ancienne FSM qui ne regroupe plus que quelques syndicats du monde arabe, du tiers monde, Cuba et quelques autres.

L'organisation syndicale du monde a donc suivi les changements géopolitiques et reflète la victoire actuelle de ce qu'il est convenu d'appeler le réformisme. Comment peut-on concevoir au péril de notre identité de classe, de masse, d'accepter des préalables d'adhésion aux organisations internationales tels que la FEM, imposant une attitude fondamentalement positive vis à vis de " l'intégration européenne ".

Notre adhésion a la FIOM - CISL, sans consultation des syndicats, ni vote de la direction fédérale, alors que le 36e congrès en avait décidé uniquement la mise en débat, nous interpelle sur le fond.

Pour rappel historique, cette organisation a été à l'initiative de la scission de la CGT en 1947 et a participé, entre autres, à la chute du gouvernement ALLENDE au Chili, en soutenant le blocus des transporteurs.

C'est une organisation qui a toujours été au service de l'hégémonie des USA.

Même si la guerre froide n'existe plus à partir de la chute du bloc de l'Est, les clivages idéologiques dans le monde demeurent.

Des organisations restent sur cogestion capital / travail et d'autres sur antagonisme capital / travail.

La FEM se félicite du passage à l'Euro en considérant que cela constituera une formidable avancée vers une plus grande européanisation et que depuis longtemps, l'Euro a déjà prouvé son efficacité. Elle considère son action positive dans le développement d'une plate forme politique pour une gestion socialement acceptable des changements industriels (résolution votée par la FTM CGT fin 2000).

Dans le cadre de nos affiliations internationales, a t-on réussi à inverser ou à peser sur les choix réformistes de ces organisations ou est-ce l'inverse ?

Par exemple, la notion du socialement acceptable n'a t-elle pas déteint sur notre fédération ?

LES  STRUCTURES PROFESSIONNELLES. USTM.

Oui, il faut des USTM dans chaque département.

L'USTM est la seule organisation qui peut aider les syndicats de la métallurgie à se développer.

Avec les Unions Locales, lieu d'échange et de construction du rapport de forces interprofessionnel. Ce sont les outils indispensables pour reconquérir de nouvelles forces. On l'a bien vu dans la dernière période en ce qui concerne la R.T.T.

L'USTM c'est également la seule organisation, car I'Union Locale ne peut pas jouer ce rôle là, sur laquelle les salariés de la métallurgie peuvent s'appuyer pour négocier les conventions collectives locales.

Comment peut-on prétendre construire une convention collective nationale sans les USTM ?

Qui pourrait croire au statut unique du salarié sans les UL et les USTM ?

Nombre de syndicats et d'USTM ont été créés à l'aide des responsables régionaux. Cela a renforcé toute la CGT, mais a mis aussi en lumière toutes les difficultés en terme de moyens pour développer et pérenniser les syndicats. Il n'y a pas de petit ou de gros département, il n'y a pas de petites ou grosses régions. Il y a encore trop de salariés isolés les uns des autres. Tout est question de choix, de volonté, de moyens mis à disposition.

Ne faut-il pas une Fédération qui soit véritablement à l'écoute des syndicats, des besoins qui s'expriment ?

Une Fédération catalyseur des luttes, attentive aux enjeux nationaux, porteuse d'une orientation claire et de repères revendicatifs construits par les syndicats eux-mêmes, n'est-ce pas la garantie de toute indépendance ?

N'est-ce pas ce qui s'exprime dans le tour de France des départements ?

Chacun voit bien l'utilité des USTM.

Ne faut-il pas alors renforcer leurs moyens humains et financiers pour permettre leur fonctionnement ?

Les régions sont souvent marquées par une industrie dominante avec un tissu d'équipementiers et de sous traitants. N'y a t-il pas une réflexion à mener avec les animateurs régionaux et les USTM ?

C'est à cela que les syndiqués, les syndicats doivent réfléchir et débattre.

 

EN CONCLUSION

 Toutes ces questions ont des conséquences directes sur la vie des salariés.

Ce débat là, des membres de la direction fédérale et d'autres camarades aux responsabilités diverses, tentent de le mener. Mais nous assistons à un véritable règlement de compte envers ceux qui osent dire tout simplement ce qu'ils pensent de la situation.

Non le centralisme n'est pas mort!

Des décisions sont prises à quelques-uns uns en dehors de la Fédération.

Le débat du 47e congrès va s'ouvrir notamment avec des questions de cotisations et de structures.

 Cela vise une centralisation des moyens, en enlevant aux syndicats leur autonomie de décisions de reversement et surtout, cela s'inscrit dans une remise en cause fondamentale du fédéralisme.

C'est pourquoi notre responsabilité de membre du CEF nous oblige à alerter sur cette dérive.

Il y a urgence, pour cela, nous demandons l'ouverture d'un débat large et démocratique et qu'une tribune de discussions soit ouverte.

Alors allons-y, débattons-en !